JEUNESSE
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rendrait un second non moins important si,au nom de son souverain, il sauvait le futurroi de Prusse, et l’attachait à ses maîtres parl’affection et la reconnaissance. Pour remplirce second objet, il prit sur lui de supposer desordres qu’il n’avait plus le temps d’attendre,et demanda, au nom et de la part de l’empereur,une audience que Guillaume n’osa lui refuser.Là il annonça, au nom de son maître, quec’était à l’Empire que le prince Frédéric ap-partenait; et, en conséquence, il requit lemaintien des droits et des lois du corps ger-manique : il démontra que c’était à ce corpsque S. M. devait remettre l’accusé et les piècesdu procès; il déclara, enfin, que la personnede S. A. R. le prince Frédéric, héritier du trônede Prusse, était sous la sauvegarde de l’empiregermanique. Ce coup fut terrible pour Guil-laume. Cependant, et avant de rien résoudre,il assembla son conseil. Le conseil adopta l’avisde l’envoyé d’Autriche . Furieux, le roi s’écria :Eh bien ! si Ton me contrarie à Berlin , commeprince de T Empire, je mènerai mon fils à Ko-nigsberg : là, je ne dépends que de Dieu !... Lepasteur Rheinbeck, l’un des membres de ceconseil, se leva aussitôt, et dit : Et c’est aussi