jeunesse
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mots, il se mit à genoux, sans permettre qu’onlui bandât les yeux. Il s’écria :« Mon Dieu, je.mets mon ume entre vos mains... Et commeil achevait, sa tête, tranchée d’un seul coup,roula sur l’échafaud.
A ce terrible moment, Frédéric était sansconnaissance. Il ne reprit ses sens qu’au boutde plusieurs heures, et le premier objet quifrappa sa vue fut, par un raffinement atroce,• le corps sanglant de son ami, placé de manièreà ce qu’il ne pût éviter de le voir. Un secondévanouissement succéda au premier, et il nerevint à lui cpi’avec une fièvre violente. Malgréles ordres du roi, M. de Municho fit fermer lesrideaux de la fatale croisée, et envoya chercherles médecins, qui trouvèrent le prince en granddanger. Il ne voulut rien prendre de ce qu’ilslui ordonnèrent. Il était hors de lui, et dans desi violentes agitations, qu’il se serait tué si onne l’en eût empêché. Ses convulsions ne se cal-mèrent que lorsque les forces furent épuisées.Les larmes succédèrent alors aux plus terriblestransports. Ce fut avec une peine indicible.,et en lui représentant qu’il causerait la mort dela reine et celle de sa sœur Wilhelmine, s’il per-sistait à vouloir mourir, qu’on vint à bout de