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Tome premier.
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JEUNESSE

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tout sacrifier aux intérêts du corps social; quetout ce qui s’écartait de cet intérêt devait êtrerépudié et proscrit par l’autorité souveraine :or, ceux qui avaient servi le prince royal nepouvaient, d’après ce principe, qu’être suspectsà ses yeux: aussi a-t-on toujours observé qu’ila éloigné de lui ceux qu?montraient un at-tachement bien marqué pour ses frères, ouautres personnes de sa famille, quoique d’ail-leurs il fût lui-même si attentif à remplir tousles devoirs d’un bon parent. Louis XII disaitqu’il était au-dessous d’un roi de France devenger les querelles d’un duc d’Orléans ; Fré-déric pensait qu’un roi doit avoir soin d’ef-frayer ceux qui se dévouent à d’autres qu’àlui, et surtout ceux qui se dévouent à son hé-

» quel- un refus énergiquement prononcé. Il a recours à» Vancre de détresse. Lors de ses longues et pénibles courses,» il avait gardé, comme unique trésor, ce billet que Fré-» déric avait tracé de sa main dans une effervescence de» jeunesse : « 'Que je passe pour un lâche, si jamais j’oublie» les preuves de dévouement que me donne mon ami Keith ! »» Milord Maréchal présente le billet de la part de son ne-» veu : Frédéric, le prenant d’un air froid, dit : Je n’aurais» jamais cm qu’il s’en fut dessaisi ÿ et le livre aux flammes.» Keith/dévoré de chagrin, succombe aune maladie de