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Tome premier.
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DP. FRÉDÉRIC.

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vert. Je l’y ai encore vu dans le même état,lorsque j’ai quitté Berlin , en 1784.

Le mariage de Frédéric suivit de près sonrappel ; et ce fut encore sa sœur, la duchessede Brunswick , qui, à force de raisons, dedouceur et de prières, parvint enfin à per-suader à son frère de donner cette satisfactionà leur père. Il épousa Elisabeth-Christine , filledu duc Ferdinand Albert de Brunswick Wol-fenbuttel, âgée de dix-sept ans et demi, prin-cesse qui, belle alors, et toujours bonne, a étéle modèle des reines , et a survécu de plusieurs'années à son mari. Ce mariage parut avoir unpeu raccommodé Frédéric avec son père, quoi-que l’on puisse dire qu’ils ont toujours été assezfroidement ensemble : le père ne pouvait s’ac-coutumer à l’esprit trop vif de ce fils, non plusqu’à son goût si décidé pour les sciences, lesarts et la musique : il était encore plus révoltéde l’idée qu’il n’aimait pas le militaire, et dessoins que Frédéric donnait à sa parure. Et, eneffet, il ne portait son uniforme que de jour,et le quittait à neuf heures du soir, pour fairela toilette la plus élégante. À Rheinsberg , oùrien ne le gênait à cet égard, il ne se mon-trait, pour ainsi dire, qu’en petit-maître; et il