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vivait le plus (ju’il le pouvait dans ce châteauque le roi son père lui avait donné après sonmariage, et que lui-même a ensuite donné auprince Henri, son frère.
Personne 11e doutait alors qu’il ne dût êtreun jour le souverain de l’Europe le plus ai-mable, le plus magnifique, et le plus adonnéau plaisir. Cependant ceux qui l’approchaientde plus près auraient pu le juger autrement,par une circonstance singulière et frappante ;savoir, que ce prince ne paraissait jamais horsde son appartement, et n’y recevait personneavant midi: on savait néanmoins qu’il se levaitîle bon mâtin : que faisait-il, seul avec lui-même, pendant au moins six ou sept heuresde suite ? C’est ce qu’on 11e devinait point,et sur quoi il n’avait aucun confident. Ona vu dans là suite que c’étaient ces mêmesheures qu’il avait consacrées à des études sui-vies, et à ses' correspondances avec Rollin ,d’Argens, Voltaire , Wolff, et tant d’autres;mais personne n’a pu l’imaginer dans le temps '.
1 Si cette circonstance.signalait en lui un prince labo-rieux et réfléchi, un fait rapporté par Sourdais montra,dès cette époque , qu’il serait un grand général.
* Une confraternité de jeunes héros, » dit cet auteur du