Band 
Tome premier.
Seite
203
JPEG-Download
 

DE FRÉDÉRIC.

203

étaient répondus,ou bien apostillés,et renvoyés,avec les ordres convenables, aux ministres audépartement desquels les affaires ressortissaient,à moins qu’il ne les gardât dans un porte-feuille particulier, pour s’en occuper à son re-tour, ou à quelque autre endroit. C’est pource travail qu’il avait toujours avec lui deux outrois portefeuilles et une écritoire, que l’onplaçait tous les soirs devant lui, et que l’on re-portait tous les matins dans sa voiture.

Deux voitures formaient tout son train devoyage : la sienne, et celle de sa chatouille.Celle-ci, qui n’était qua deux places, conte-nait, outre un commis et quelques registresou papiers, l’argent qu’il avait voulu emporteravec lui '. Ce commis voyageait de cette ma-nière en voiture, tandis que le gardien de lachatouille, premier domestique du roi, étaitderrière le carrosse de sa majesté, juché au-dessus des coffres , et au niveau de l’impériale,avec un ou deux autres domestiques.

Il existe, relativement à cette dernière voi-

1 Cet argent était pris dans sa caisse particulière, ditela chatouille-, caisse dans laquelle il y avait quelquefoisjusqu’à soixante millions de livres.