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Tome premier.
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211
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DE FRÉDÉRIC. 211

»et t’entendre sur ce que tu auras à m’en» dire. »

Tout se passa comme on l’avait projeté.Il n’y avait pas long-temps qu’on était à table ,quand sur un mot dit par un valet de chambreà l’oreille de M. le maréchal, celui-ci demandapermission de s’absenter un moment à M. lecomte, qui lui dit que personne ne respectaitplus que lui la fidélité à remplir ses devoirs,surtout des devoirs publics, et qu’il serait bienfâché d’en avoir jamais détourné qui que ce fût.Ainsi, M. le maréchal alla tirer son grenadierde sa cachette, l’interroger, l’entendre, luidonner un louis et le renvoyer , en lui recom-mandant le silence. Il revint à propos pourinterrompre une conversation qui aurait pudonner de l’humeur à M. le comte, si elle eûtduré plus long-temps. « Monsieur, » lui avaitdit la maréchale, qui n’était pas du secret,» avez-vous vu la cour d’Hanovre , dans vos» voyages ? — îSon , madame ; mais je compte» la voir à mon retour. Est-ce que vous la» connaissez? — Beaucoup, monsieur, j’ai passé»une partie de ma jeunesse à cette cour; mon«père y était ministre de France : ainsi j’ai• beaucoup connu les princes, et surtout les

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