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Tome premier.
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JD F. FRÉDÉRIC. 2l5

fit, sur les bords de la Meuse, la première en-trevue de Frédéric et de Voltaire . Je n’en par-lerai point, parceque ce dernier en a publiéles circonstances les plus curieuses, quoi-qu’avec plus de plaisanterie peut-être qued’exactitude.

Le voyage en Hollande fut plus heureux quecelui en France . Ce fut du fond de laWestphalieque ce roi l’entreprit, n’ayant avec lui qu’undomestique et le colonel de Balby, que j'ai par-ticulièrement connu, homme aimable et debeaucoup d’esprit, qui fut en faveur jusqu’àl’époque du siège d’Olmutz ; et qui, dans unedemi-disgrâce, est mort fort vieux à Berlin .Tous deux se déguisèrent, et s’annoncèrent:partout comme musiciens. Je citerai deux deleurs aventures. Arrivés dans une ville où unjuif extrêmement riche avait un cabinet cu-rieux et de quelque célébrité, ils envoyèrentdemander la permission de le voir. Le juif ré-pondit, qu’il voulait bien se gêner pour montrerson cabinet aux étrangers un jour par semaine,mais qu’il ne se rendrait pas esclave pour desindiscrets, et surtout pour deux petits musi-ciens inconnus. Frédéric fut irrité de cetteréponse, qui ne fut à ses yeux qu’une inso-