VOÏAG KS
a «4
dérie s’était souvent amusé à vouloir engagercet abbé à se faire recevoir franc-maçon, uni-quement parcequ’il lui paraissait plaisant d’a-mener un prêtre cathodique à braver uneexcommunication : l’abbé, qui peut-être l’avaitdeviné, avait su s’en défendre avec autant defermeté que d’adresse. «La même lunette qui,sur les bords du Rhin , apprit au roi quec’était lui qui était dans la chaise de poste, luifit voir également qu’il était profondémentendormi ; sur quoi le premier fit à l’instantarrêter la voiture, en descendit un pistolet à lamain, et cria au dernier, quand celui-ci futprès de lui : Fais-toi franc-maçon ou meurs.On peut juger de la surprise de ce prêtre, qui,bien assuré que le roi de Prusse était en West-phalie, le trouve, en se réveillant en sursaut,aux portes de Strasbourg ! Ne sachants! c’étaitune illusion, ou une vision du diable, effrayéet troublé, son premier mouvement fut derépondre : Ah, sire ! tout ce quil vous plaira ;mais ne me tuez pas ! Le roi se moqua de sapeur, le jugea trop poltron pour mériter ja-mais le titre de frère , et lui dit adieu, aprèss’en être amusé quelque temps.
Ce fut à la suite de ce voyage que se