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VOYAGES
qui, ayant à traverser les montagnes de la Mo-ravie , semblait exposé à plus de risques; maislorsqu’il fut à la hauteur de Roswald, il ne putrésister au désir de voir cette terre, et de con-naître le comte Hoditz, qui depuis tant d’an-nées y vivait retiré; et en conséquence il serendit chez lui, incognito , et suivi par un seuldomestique.
Ce que j’ai à dire du comte Hoditz trouvesi naturellement ici sa place, que je vais yréunir tout ce qui concerne cet homme ex-traordinaire; et ce qui, sans cela, eût été ré-servé pour la fin de ma quatrième partie :mais, d’une part, comment ne pas motiver lacuriosité de Frédéric, et de l’autre, pourquoidiviser en deux articles ce qui naturellementne doit en former qu’un seul.
M. de Guibert a publié, sur le comte Hoditz,une notice assez étendue; mais il n’a pas rap-porté les traits les plus curieux de son histoire,et il n’a pas tout dit sur ceux dont il a pailé.Comme j’ai particulièrement connu le comte,et que lui-même m’a détaillé toutes les parti-cularités de sa vie, je serai plus exact et pluscomplet que M. de Guibert n’a pu l’être.
Le comte Hoditz-Roswald était fils unique