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Tome premier.
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DE FRÉDÉRIC.

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de l’Allemagne, en Pologne et en Russie , sousle nom de mougiks. Lui-même formait toutesces personnes aux emplois auxquels il les des-tinait : il était leur maître de langue, de chant,de déclamation et de danse : il est aisé de con-cevoir qu’il ne les élevait pas à une haute per-fection ; mais aussi ne leur donnait-il que levestiaire et la nourriture, et à peine quelquesgages excessivement modiques : sa premièrechanteuse, dit M. de Guibert, n’avait que deuxflorins par mois; quelques sujets étrangers, sansdoute se payaient davantage; mais enfin quatre-vingts et tant de personnes ne lui coûtaient decette sorte que trois mille florins ; et c’est aveccessecourssi faibles et si imparfaits que, selon letemps et la saison, il faisait servir ses dîners ousoupers chez je ne sais quels peuples anciens,modernes, ou même fabuleux; au milieu dessauvages, ou bien encore dans des temples, desbosquets ou des grottes profondes; et que lereste de la journée était rempli par des fêteset des spectacles toujours inattendus, et pourlesquels on conçoit combien ses magasins de-vaient être amplement fournis de ce qui luidevenait nécessaire en costumes, décorations,instruments et ornements de toute espèce.