DE FRÉDÉRIC.
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paquet, comprenant celles auxquelles il ne vou-lait répondre que par un refus, et dont il pliaitle feuillet en dehors ; le troisième, réunissanttoutes celles sur lesquelles il voulait consulteravant de répondre, ou qu’il voulait renvoyerà quelque ministre ou département; celles-ciavaient un double pli, moitié en dedans, moitiéen dehors ; enfin, le quatrième , formé deslettres pour lesquelles il n’admettait aucun in-termédiaire , et au nombre desquelles se trou-vaient toutes les lettres de ses parents.
Vers huit heures, lorsque tout était ainsiexaminé, lu et distribué, l’un des secrétaires ducabinet entrait : c’était ordinairement le plusancien, ou du moins celui qui plaisait le plus,et que pour cela on regardait comme le pre-mier. Ce secrétaire, que les trois autres atten-daient dans le salon, reprenait les trois pre-miers paquets l’un après l’autre; et tandis quele roi déjeunait, ce secrétaire réduisait à hautevoix chaque lettre à une seule phrase fortcourte, en disant : Telle demande , telle chose ;et le roi indiquait en général sa réponse avecle même laconisme. Quand, par exemple, c’é-tait une femme qui avait écrit, il ne manquaitpas de dire, surtout quand la réponse était un