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Tome deuxième.
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GUILLAUME-AUGUSTE.

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était contre sa personne la rancune de la mar-quise de Pompadour, la haine du duc de Choi-seul, et quelle était la faiblesse de Louis XV ?Et n’est-ce donc rien pour une âme aussi forteque la sienne, qu’un courage à toute épreuve,une activité infatigable, et mille ressourcesinconnues aux autres? N’en recevait-il pas l’as-surance de surmonter tous les obstacles? Nevoyait-il pas les chances que des évènementsimprévus pourraient lui ménager? Son génie,en un mot, ne devait-il pas lui inspirer uneconfiance qui n’appartenait qu’à lui? Et ensupposant que la fortune lui fût contraire n’é-tait-il pas plus digne d’un amant de la gloirede succomber sans honte, que de s’abaisserd’avance devant ses ennemis? Si l’on se rap-pelle qu’il s’agit ici d’un homme infinimentsupérieur par toutes les qualités du caractèreet tous les dons de l’esprit qu’il est possiblede réunir, on verra qu’il fut en ce momentce qu’il devait être. Le malheur est que leshommes médiocres n’ont pour juger les autresque la mesure de leur capacité ; et c’est ainsique personne peut-être n’oserait aujourd’huientreprendre l’apologie de Frédéric lui-même,si les succès étonnants qu’il a obtenus ne