LE PRINCE HENRI.
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le plus indulgent. Rien n’était naturel commele ton de sa conversation ; et il était impossiblequ’on ne fût pas à son aise avec lui. A cetégard, il ne ressemblait point à son frère : leroi était vif, gai et fécond en saillies ou enépigrammes ; au lieu que le prince avait cequ’on peut appeler Yesprit raisonneur , souventsérieux, et toujours suivi et de bonne foi. Jedois lui rendre cette justice, que jamais je nel’ai vu donner un sophisme pour une bonneraison, ni entendre une mauvaise raison sansen démêler et en repousser le sophisme : j’a-jouterai qu’il est peut - être le seul grandseigneur qui ait mérité de ma part ce témoi-gnage, infiniment plus rare qu’on n,e pense. Unsoir, à souper, mon collègue Borelly parut trèsscandalisé de ce que le baron de Poëllni tz, quicertes n’était pas alors plus chrétien qu’il nel’avait été toute sa vie, venait de faire publique-ment ses pâques. Cette action paraissait à Bo-relly le comble de l’hypocrisie et de la bassesse,lorsqu’elle n’était pas d’accord avec les senti-ments. « Mon cher, lui répondit le prince Henri,»je suis persuadé que vous avez raison en ce» qui concerne personnellement le baron. Mais«considérons les choses sous un point de vue