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Tome deuxième.
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U L R IQ U K.

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Je ne fus pas long-temps indécis sur le se-cond objet : il se présenta d’abord à mon espritun plan qui me parut répondre à toutes lesvues de la reine de Suède , et que je crus pro-pre à inspirer un véritable intérêt. Quant austyle , je ne pouvais y mettre plus d’agrémentque mes talents ne le comportaient, ainsi jene pus que me résoudre à y donner la plusgrande attention.

Il y avait environ un mois que je consacraistous mes moments à recueillir mes matériaux :j’étais à la veille de rédiger l’ouvrage, lorsqueje fus attaqué d’une fièvre continue, avec re-doublement, et assez violente pour donner,durant quelques jours , une véritable inquié-tude à M. Fritz, mon médecin. Je me souviensqu’un matin, vers les dix ou onze heures, cemédecin ayant demandé une lumière, car letemps était un peu obscur, se mit à regardersi attentivement et de si près mon visage, mesyeux et ma poitrine, que je le priai de medire si j’étais en danger, lui donnant ma pa-role que si cela était, j’aurais assez de cou-rage pour en recevoir la nouvelle avec calme;lui observant d’ailleurs qu’étant père de fa-mille, et à trois cents lieues de ma patrie,

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II.