d/j.2 FRÉDÉRIC-LE-GRAND ET SA EAM1LLE.j’aurais quelques dispositions très importantesà faire pour ma femme et mes enfants. « Ehbien , » me répondit M. Fritz , « je vous le dirai» ce soir. » En effet, vers les six heures dusoir, il revint, et m’eut à peine pris la main,qu’il me dit : « Vous êtes si peu en danger,«que dans sept à huit jours d’ici vous serez»en pleine convalescence, et que dans quinzejours vous pourrez sortir. — En ce cas , re-» pris-je, pourquoi ne me l’avez-vous pas dit ce«matin?— Ce matin, après plusieurs jours» d’une fièvre très forte, et malgré tous les re-» mèdes ordinaires, il n’y avait encore chez» vous aucune transpiration de rétablie. Je me» suis donc décidé à vous faire prendre une po-» tion qui devait ou vous y ramener, ou m’in-«diquer un danger réel. Vous avez pris cette» potion, et je vous trouve dans un état de trans-«piration tel que je le pouvais désirer. » Fritzcalcula bien et juste.
Depuis ce jour j’allai toujours mieux, desorte que je me trouvai bientôt assez de forcepour revenir à ma politique, et songer à larédaction de mon volume. Une chose néan-moins me tourmentait : je sentais que de quel-que temps je ne pourrais écrire avec un peu