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Tome deuxième.
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ULHIQUE. 2Gg

au dîner d’adieu chez la princesse Amélie. Aumoment de se mettre à table, nous vîmes leprince Henri sortir de la chambre de la prin-cesse , tenant ses deux sœurs par la main :tous les trois avaient l’air sérieux et mêmetriste; on voyait qu’ils avaient pleuré. On peutjuger du silence qui régna de toutes parts.Mais ce silence déplut à M. Formey : il voulutle rompre , et ne fut pas heureux. « Ceci, dit-il,» est donc le vin de l’étrier ? » Personne n’eutl’air de l’entendre; on fut plus sérieux qu’au-paravant, et il se tut comme les autres.

Lorsque la duchesse de Brunswick fut arri-vée à Berlin pour y embrasser Ulrique, les troissœurs voulurent revoir ensemble tous les en-droits quelles avaient plus ou moins habitésou parcourus dans leur jeunesse, et du tempsde leur père. Ainsi elles allèrent successive-ment recueillir des souvenirs dans les châteauxabandonnés qui avaient servi aux parties dechasse du gros Guillaume. Cependant aucune deces courses neles amusa assez pour la faire deuxfois. On assura même qu’elles en avaient rap-porté plus de fatigues et d’ennui que de satisfac-tion. Avant de faire cette sorte de ronde, ellesavaient eu une autre fantaisie,qui nesetait pas