LA PRINCESSE AMÉLIE I)E PRUSSE. Ü']']
» même cette assertion par aucun de ces details«qui résulteraient nécessairement de la certi-» tude d’un tel fait.—• Le fait ne peut être dou-» teux, et la preuve en est que jamais M. Tous-» saint n’a pu faire aucun autre ouvrage qui» valût celui-ci.—Il est vrai,madame,que son li-» vre intitulé Eclaircissements sur les Mœurs ,«et les Mémoires qu’il a donnés à l’académie de» Berlin, n’ont pas le mérite du livre des Moeurs;
» cependant c’est toujours le même génie, la» même tournure d’esprit , le même ton , le» même style et le même fonds de doctrine. On«y reconnaîtra le même auteur, si l’on daigne» considérer combien cet homme, qui n’a pas» eu une constitution forte , a dû déchoir par«l'effet de l’âge, et à la suite des maladies et des«malheurs qu’il a eus.—Mais il n’est pas vieux.»—Il a, madame, cinquante et quelques an-»nées.—Un homme cl’esprit n’a encore rien» perdu à cet âge. Au reste , voici son histoire :» devenu propriétaire d’un ouvrage qu’il n’avait» pas fait, il l’a tant étudié, qu’étant jeune encore«il y a comme moulé son esprit, et voilà com-ment il n’a plus eu d’autre pli. Vous le défen-» dez en vain : c’est un pauvre auteur qui ne''laissera ni vide, ni regret. » Heureusement la