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Tome deuxième.
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LA PRINCESSE AMELIE 1 )E PRUSSE. 287femme très bornée; de deux dames d’honneur,d’un cavalier ou chambellan et de deux pages :tel est le cercle d’où elle ne sortait presquejamais; car je ne pense pas qu’elle eût, pourl’ordinaire, plus d’une fois par mois quelquespersonnes à souper.

Ses revenus étaient d’ailleurs assez modi-ques : ils se bornaient à un apanage peu consi-dérable dans ce pays, et à l’abbaye de Quedlin-bourg, qui pouvait monter à cent mille francspar an.

La partie de son histoire qui a été la moinsconnue, et sur laquelle le public a flotté entredes opinions plus diverses et moins admis-sibles, c’est la cause de ses infirmités. Heu-reusement constituée sans être bien grande,elle n’aurait pas dû avoir à les craindre, mêmedans un âge très avancé , et elle en a étéatteinte bien avant l’âge qui peut les fairecraindre : encore ne les a-t-elle pas eues par-tiellement ; elle en a été spontanément acca-blée. Il n’est pas douteux qu’elle ne les aitcherchées : j’en donnerai pour preuve un faitqui est certain. A une époque où elle avaitles yeux enflammés, M. Meckel, qui était sonmédecin , lui ordonna une composition liquide