LA DUCHESSE DE BRUNSWICK, etc. 2gilègue et moi; car je sus que l’aîné (le princeFrédéric) consultait M. Toussaint sur ses com-positions, objet dont il ne me parla pas; etd’un autre côté, le frère cadet ( le prince Guil-laume) ne me quitta presque pas de toute laséance, et ne s’entretint avec moi que de lit-térature. Il en vint même bien vite aux confi-dences. « Monsieur , me dit-il à un second» dîner qui suivit le premier d’assez près, j’ai, un» désir qui ne sera sans doute que téméraire à»vos yeux, mais auquel je n’ai pas la force de«résister; il faut donc que j’en suive l’impul-» sion. Il n'y a que l’expérience qui puisse me» déterminer à l’étouffer, en me prouvant qu’il» m’est impossible d’en atteindre l’objet ; mais»je ne vous dissimule pas que je serai au«comble de mes vœux si je réussis. J’aime pas-» sionnément la poésie, monsieur ; et pour m’y» essayer, je veux entreprendre un poème du«genre le plus noble : vous voyez combien» j’aurai besoin de secours; et c’est de vous seul» que je voudrais les obtenir. Je ne puis même» les attendre que de vous. Daignerez-vous,# monsieur, ne pas me les refuser ? Je sais que» ce n’est pas une petite tâche que je vous pro-« pose. Combien n’aurez-vous pas de temps à
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