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Tome deuxième.
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294 FRÉD^RIC-LE-GR AND ET SA FAMILLE.

«mais je les y emploierai sans relâche. » Mepardonnera-t-on de faire ici une remarque quiprésentera plus de bonhomie que d’utilité ? Jelui avais proposé de chanter la Nécessité; ilvoulait avoir fini son poëme à l’âge de vingt-quatre ans , et c’est à l’âge de vingt-quatre ansqu’il est mort, et c’est une bien dure nécessitéqui l’a conduit au tombeau !

Quoi qu’il en soit de cette réflexion peu phi-losophique , nous ne parlâmes bientôt plus quede la conquête du Mexique . Nous réglâmesl’ordre de notre correspondance; car outre qu’ilconvenait que chacun de nous eût toujourssous les yeux ce que l’autre lui aurait dit, ilfaut observer que ce prince'demeurant souventà Francfort, et plus encore à Potsdam , on neje voyait que passagèrement à Berlin . Notreplan fut que lui-même imaginerait et me propo-serait tout ce qui concernait le dessin, la dis-tribution, la marche, les épisodes, le remplissagedu poëme en prose, et enfin l’exécution envers; et que je donnerais toujours mes avis surle tout : ce fut ainsi que nous nous séparâmes.

Dès sa première lettre, qui suivit de prèsnotre conférence, il me déclara qu’il avait tropen horreur la conduite des Espagnols dans le