LA DUCHESSE DE BRUNSWICK, etG» 2g3sujet lui était et lui serait sans doute tou-jours moins connu qu’à la plupart des autreshommes ; et qu’en un mot c’était la Nécessité;je lui indiquai de suite combien il offrait debelles choses à dire au philosophe, à l’hommesensible, au moraliste, et à l’âme courageuseet forte. Il convint qu’en effet une ode sur laNécessité fournirait beaucoup à un poète pleinde verve et de génie : mais il ajouta que cen’était pas au genre de l’ode qu’il avait résolude s’attacher ; que son ambition le portait àdes ouvrages de plus longue haleine, et qu en-fin son intention était de s’élever jusqu’à l’épo-pée. Alors nous parcourûmes divers évènementshistoriques plus ou moins dignes de la museépique, et nous nous arrêtâmes d’abord pro-visoirement , et ensuite définitivement à laconquête du Mexique . « Je mettrai sans doute,»me dit-il, tout le temps qu’il faudra pour ren-» dre mon ouvrage aussi parfait que mes talents»mele permettront : je vous avoue néanmoins» que je ne pense point devoir y consacrer un» temps infini ; une voix secrète me dit qu’il» faut que je l’aie terminé à l’âge de vingt-» quatre ans : j’en ai vingt ; ainsi je compte y» donner quatre à cinq ans, pas davantage ;
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