LA DUCHESSE DE BRUNSWICK, etC. JIQ
frère : celle-là crut avoir à se plaindre de sonépoux, et elle fut trop fière pour ne pas s’of-fenser de sa conduite, trop franche pour dis-simuler son ressentiment, trop exaltée pourne pas se venger. Elle poussa même les chosesjusqua joindre ouvertement les marques dela mésestime aux procédés de la haine. Quepouvait faire un frère qui chérissait sa sœur,son appui le plus sûr pour l’avenir? Il n’y apoint d’efforts qu’il ne fît pour la ramener àdes dispositions plus calmes et plus modérées,et en même temps pas de soins qu’il ne mît àen couvrir les fautes. Je prononce avec biendu regret ce mot de fautes, qui a été avoué auprocès. Grâce aux soins du frère, l’époux nesavait rien encore, lorsqu’arrivé sous le mas-que à un bal magnifique que le prince Henridonnait tous les ans , le 24 janvier , pourcélébrer le jour de la naissance du roi, il futaccosté par un masque, qui le prit à part,et lui donna une entière connaissance et despreuves suffisantes de ce qu’il ignorait! A quifut-il redevable de cette découverte fatale? C’estun point sur lequel on n’a eu que des soup-çons ; et le public les a principalement portéssur celui qu’on imaginait y être le plus inté-