320 FRÉDÉRIC-LE-GR ATVD ET SA FAMILLE.
resséaprès le prince : quoi qu’il en soit, l’épouxirrité demanda le divorce.
Frédéric aimait beaucoup sa nièce; il en ché-rissait l’esprit, la vivacité et la franchise, aussibien que les grâces et la beauté : c’était la filled’une sœur qui lui avait toujours été fort atta-chée, et qui lui était également chère par ladouceur et la bonté de son caractère; enfin Fré-déric ayant eu ce mariage fort à cœur, la de-mande du prince lui causa un violent chagrin,et ne trouva chez lui que des obstacles: maisle premier pas était fait, et le prince voulut lesoutenir : il alla jusqu’à menacer d’adresser àtoutes les puissances de l’Europe un Mémoire,où, après avoir justifié sa démarche, il décla-rerait solennellement ne plus reconnaître laprincesse pour son épouse. Il fallut céder, etétablir une procédure, dont la conclusion futde déclarer le mariage rompu, et le prince di-vorcé. La princesse quitta le titre d’altesseroyale, pour reprendre celui d’altesse sérénis-sime, et fut conduite et condamnée à passerle reste de ses jours au château de Custrin ,dont un prince de Brunswick-Béwern étaitgouverneur.
Elle supporta ses malheurs avec plus de