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Tome deuxième.
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LA DUCHESSE DE BRUNSWICK, étC. 3aicourage qu’on ne l’aurait imaginé ; elle entrafort délibérément dans cette sorte de prison,et même elle y porta la gaieté qui lui était na-turelle. Son exercice ordinaire était de rangerdans une salle, et sur deux lignes parallèles,une trentaine de chaises, qu’elle prenait suc-cessivement pour autant de danseurs ou dedanseuses, et autour desquelles elle exécutaitdes anglaises, espèce de danse qu’elle aimaitpassionnément, parcequ’ellefaisait valoir sa lé-gèreté et ses grâces, et lui avait procuré debrillants succès. Cependant l’ennui a fini parpénétrer jusqu’à elle : après plusieurs annéesde retraite, elle a voulu, dit-on, se sauver jus-qu’à Venise : mais le projet a été découvert, etl’on a ajouté qu’un officier de hussard qui de-vait lui servir de guide avait disparu.

On dit que, dans les premiers temps de sonrègne, son ci-devant époux lui a fait une visiteen allant en Prusse, et que c’est depuis cetteentrevue qu’elle a quitté Custrin , et a étébeaucoup plus libre. Elle avait perdu en effetbien des consolations par la mort du gouver-neur de cette ville, son parent; mais aujour-d’hui elle a la permission de recevoir com-pagnie, et même d’aller se promener dans les

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