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Tome deuxième.
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LA DUCHESSE DE BRUNSWICK, etC. ÔÔ5

et sa philosophie plus douce , plus tolérante ,plus sociale ; son esprit ne s’attachait aux idéesqu’autant qu’il pouvait leur donner une formeagréable, et son imagination ne manquait pasde les revêtir des couleurs les plus piquantes.A ces traits si propres à faire chérir ce prince,il faut ajouter un zèle très soutenu pour toutce qui est devoir, et une vraie sollicitude pourses amis. Confirmons par quelques faits parti-culiers ces assertions générales.

M. Nicolaï, libraire à Berlin , homme trèsstudieux, bon littérateur en langue allemande,et même philosophe estimable, quoiqu’il aitsa très grande part dans la manie avec laquellela plupart de ses compatriotes affectent dedédaigner jusqu’aux ouvrages français les plusjustement admirés’; M. Nicolaï, dis-je, liéd’amitié avec le secrétaire du prince, étaitvenu le voir un matin , dans le temps du car-naval , au moment où le prince, ayant quel-ques écritures à faire faire, passa au secréta-

' C’est lui qui un jour à table dit, dans une société nom-breuse, que quand il avait prononcé un mot français , ilse hâtait de se rincer la bouche. Il est aujourd’hui membrede l’académie de Berlin.