LA DUCHESSE DE BRUNSWICK. 'C ">Celui-ci, revenu à Berlin au bout de deux outrois semaines, et son aide-de-camp lui ayantété rendu, attendit le dimanche suivant pourrépondre à M. le gouverneur. Lorsqu’aprèsl’exercice tous les chefs des corps eurentformé un cercle autour de Ramin, et que ce-lui-ci eut donné le mot d’ordre, le princes’avança vers lui, s’approcha au point queles têtes des deux chevaux se croisaient, etélevant la voix , lui dit en bon allemand :
« M. le général, vous avez assuré que j’avais» dit au roi que la garnison de Berlin était mal» tenue , et manœuvrait moins bien que celle» de Potsdam . Je déclare ici sur mon honneur«que je n’ai ni dit ni pensé un mot de tout» cela ; et « ( se servant ensuite de deux motstrès énergiques, qui à la vérité ont bien leurtraduction littérale en français , où même ilscommencent par les mêmes lettres, mais quine s’écrivent pas plus dans l’une que dansl’autre langue ) « j’ajoute que celui qui l’a» dit est un j. f. ; et que quiconque l’a répété en«est un autre.—C’est Buddenbrock qui est» venu me le dire ;jene le lui demandais pas, et» ne suis pour rien dans tout cela.—Peu m’im-» porte que cette infamie vienne de l’un ou de