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Tome troisième.
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1)K FREDERIC.

I 1

«que je me sacrifie. C’est demain matin , dit-» on, que vous partez. Je ne vous dis pas adieu ;*J e compte que je pourrai encore vous revoir» ce soir, et vous assurer de tous mes vœux» pour votre santé, etc. » C’est ainsi, ou en destermes équivalents, qu’il congédiait des per-sonnes qui n’auraient pas mieux demandé quede rester plus long-temps auprès de lui, etqui n’avaient pas songé à dire un mot de leurdépart.

Quelque envie néanmoins qu’il eût d’êtreseul, il faisait galamment les sacrifices que lesconvenances ou la politique commandaient.Ainsi il retint le grand-duc de Russie plusieursjours à Potsdam , et vint le voir une ou deuxfois à Berlin ; mais il profita de cette gêne pourfaire faire dé belles manœuvres, qui exercèrentses troupes. D’ailleurs, quand il venait ainsi àBerlin , ce n’était tout au plus que pour vingt-quatre heures. C’est ce que j’ai vu, non seule-ment dans les occasions dont je viens de parler,mais encore aux époques des différents ma-riages célébrés à la cour. Il faisait de bonnegrâce ces sortes de corvées, quand il croyaitles devoir faire; mais la preuve que ce n’étaitrçu’un sacrifice, c’est que, hors ces cas extraor-