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Tome troisième.
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10 ÉTAT DE LA COllll

labié énergie de son âme. C’est aussi aux mêmescauses qu’il faut attribuer l’envie qu’il a eue,étant jeune, de voyager.

L’habitude et l’amour du travail rendaientla solitude si chère ou si nécessaire à Frédéric,que quand même ses parents, ou des prin-cesses et princes étrangers qu’il avait le plusde plaisir à voir, venaient lui faire visite, il lesgardait toujours le moins qu’il lui était pos-sible. Ainsi Paul I«, grand-duc de Russie ,venu à Berlin pour y arrêter son premier ma-riage; la reine de Suède , venue pour le voiraprès trente ans de séparation ; la duchesse deBrunswick, cette sœur si constamment chérie;la duchesse douairière de Saxe, fille de l’em-pereur Charles VII , etc., n’étaient arrêtés àPotsdam que très peu de jours. Il prenait destournures singulières pour les renvoyer, enconservant toutefois les formes les plus polies.« J’ai appris, ma chère sœur, disait-il, que«vous alliez me quitter pour aller voir nos» frères et sœurs ; cela me fait beaucoup de peine :«j’aurai bien peu joui du plaisir d’être avec» vous ; mais vous aurez plus d’agrément à» Berlin que dans cette solitude, et auprès d’un«homme aussi occupé que moi. Il est juste