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Tome troisième.
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FÊTES DE L A COUR

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gnette à la main, les musiciens et les chanteursqui l’intéressaient le plus, surtout dans lesmorceaux ou passages remarquables. L’opéraest à Berlin un spectacle italien payé par leroi; l’entrée en est par conséquent gratuite :il faut néanmoins des billets pour y être admis,à moins qu’on ne veuille aller au parterre ;mais comme chaque régiment de la garni-son a le droit d’envoyer à ce parterre tantd’hommes et de femmes par compagnie, ilarrive que, quelque vaste qu’il soit, les bour-geois ont bien de la peine à y pénétrer, et ysont très mal Pour les loges, elles ont desdestinations particulières : on sait à quel corpschacune appartient : celle de l’académie estassez grande pour contenir douze à quinzepersonnes ; mais elle est au rang le plus bas,et a l’inconvénient d’être trop près des soldats,qui pour l’ordinaire font beaucoup de bruit, etmême empêchent quelquefois de voir, non seu-

' Lorsque Frédéric, jeune roi, eut fait bâtir cette salle,on trouva, aux premières représentations, que ce vasteparterre, presque vide, attristait le spectacle : le remèdefut de le remplir de soldats. C’est ainsi que les bourgeoisont été punis du reste d’éloignement qu’ils avaient en-core pour la cour depuis le règne de Guillaume I ".