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FÊTES 1)E LA COUR,teurs les mieux payés à refuser de chanterdans les fêtes de la cour où l’on désirait avoirquelques concerts. Ces hommes qui pour quinzemille francs n’avaient à monter sur les planchesque douze fois par an au plus, refusaient trèscavalièrement de chanter chez la reine, lorsmême quelle les en faisait prier. Conciolini,surtout, était presque toujours enrhumé lors-qu’il recevait une invitation semblable. Tout lemonde en était scandalisé. Ses airs renchériscependant lui valaient parfois des mortifica-tions assez sensibles. Le prince Dolgoroultyayant reçu un jour ce Conciolini avec un maî-tre de chapelle de l’impératrice de Russie , dità ce dernier : « M. Conciolini chante admira-» blement bien ! — Mon prince , reprit cet ac-»teur, ne me priez pas de chanter, je ne le«pourrais pas. — Monsieur, répliqua le prince,» je ne pensais pas à vous en prier ; je parlais» de votre voix, sans avoir envie de l’entendre.»Il a souvent reçu de pareilles leçons, qui pour-tant ne l’ont pas corrigé.
Le roi avait aussi une petite troupe pour lesopéra buffa,maisil était fortrare que cette troupejouât, ou que le public pût en profiter ;je n’ai vuce spectacle que deux fois àBerlin, et au château.