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Tome troisième.
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F Êtes de i.a cour,me parlant de l’espèce de pente naturelle quifait insensiblement marcher les gouvernementsvers un but déterminé et qu’il est presque-tou-jours facile de prévoir, il me cita la Hollande,

« où, disait-il, une charge d’abord élective» et ensuite héréditaire, d’abord fort circon-» scrite, et ensuite plus étendue quant à ses«pouvoirs, finira indubitablement par n’être» plus qu’une parfaite souveraineté : déjà ,» ajoutait-il, on voit le stathouder parvenu à» un point où il ne lui manque plus guère» que le nom pour être roi ; et si ce nom ne» lui est pas accordé par la suite, le sien en de-viendra l’équivalent. »

Ces motifs, ces considérations firent célé-brer ce mariage avec pompe : on n’épargnarien ; nous eûmes bals, opéras, redoutes, etc.;et le roi assista à toutes ces fêtes. On voulutdes vers sous tous les titres, et sous toutes lesformes. On vint m’en demander, à moi quim’annonçais pour n’en faire jamais; et j’en fisune vingtaine.

Une jeune et aimable dame française, quimourait d’envie de voir et la cour et une re-doute, s’adressa à moi pour obtenir cette com-plaisance de son mari, auquel elle n’osait la