DE SCHAFGOTSCH ET BASTIAXt. 4 lavaient le portrait de la reine de France , quile leur avait envoyé elle-même comme à desparents !
Le troisième personnage que l’on trouve iciaccolé aux Schafgotsch et à Schlaberndorff,l’abbé Bastiani, espèce de colosse, d’apparencelourde et épaisse, mais fin, ruse,, ayant oufeignant d’avoir la vue basse, d’une figured’ailleurs massive et ignoble, avait été , ansje ne sais quel ordre, moine en Italie , ou 1était né. Les émissaires du gros Guillaume,instruits de sa taille peu ordinaire, le guettè-rent et l’enlevèrent de l’autel, un jour quildisait la messe dans un village, du côté duTyrol et des Grisons. Arrivé à Berlin , il futfait simple soldat; mais son aventure parutplaisante et devint publique. Le prince royalfut curieux de voir comment cet hommeaccoutumé au froc portait l’uniforme; et cetteentrevue commença une liaison qui tarda peuà faire la fortune de cet ex-moine, assez heu-reux pour montrer de l’esprit à ce prince, etparvenir à l’intéresser en sa faveur. Des queFrédéric fut sur le trône, il le retira de sonr égiment, non pour en faire un moine, maispour le métamorphoser en abbé. La première