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Tome troisième.
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/|2 COURTISANS : DK S C HL A BE R N D ORFF,place de chanoine qui vint à vaquer à Breslaw,après la conquête de la Silésie, lui fut donnée ;et dès cette époque l’abbé Bastiani fut, dansle monde prussien, courtisan et chanoine àquinze mille livres de rentes, partageant sontemps entre sa stalle, les boudoirs des dames,et surtout les palais des rois ou les hôtels desgrands.

L’abbé Bastiani ne s’amusait pas à montrerde l’esprit dans de vaines conversations. Il étaitsouvent silencieux , quoique fort éloigné d’étreinactif. Essentiellement observateur, il écoutaittout ce qui se disait, voyant tout ce qui se fai-sait, jugeant avec sagacité des moindres cir-constances , toujours la lorgnette en main,recueillant tout, épiant, devinant et appréciantavec assez de justesse pour se tromper rare-ment. Il s’amusait des épigrammes des autres ;lui-même n’en faisait point. On ne cite de luiqu’une seule réponse. Frédéric, s’étant con-vaincu qu’il aspirait à être plus que chanoine,se mit à le plaisanter. « Oh! lui dit-il, un homme» de votre mérite, et qui a des talents comme»Ies vôtres , ne peut pas en rester au cran où«vous êtes;vous irez nécessairement au-delà ;» vous monterez jusqu’à la prélature , jusqu’à