5o
CO 11 UTISAKS :
» homme parfait aü monde, » me disait avecraison la comtesse de Kameke, « c’est mon«frère aîné. » II a été à Berlin directeur desspectacles, pendant deux ans environ. Frédéricayant eu un entretien avec lui, en avait été sicontent, que, pour se l’attacher, il lui avaitdonné cette place, en attendant qu’il pût luien offrir une autre.
Le comte de Golowkin cependant ne futpas long-temps à s’apercevoir que cette di-rection l’entourait de tracasseries , qui, pourlui , ne pouvaient être que dégoûtantes. Ainsi,malgré l’accueil très distingué qu’il recevait deFrédéric, il ne resta que deux ans à Berlin , etrevint à Paris , uniquement occupé de l’édu-cation de ses enfants et d’une correspondancetrès suivie, qu’il a eue durant tant d’annéesavec Paul I er , alors grand-duc de Russie ; cor-respondance que le grand-duc avait désiréed’après la réputation du comte, qu’il n’avaitjamais vu , et qui fut, de la part de celui-ci,philosophique et morale, plutôt que littéraireou politique. Je l’ai revu à Paris dans monvoyage de 1776 à 1777: il vint me voir accom-pagné de mademoiselle sa fille, charmantjeune homme jusqu’à une heure après midi,