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Tome troisième.
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» se disait-il, le temps des études passé pour» moi, et je ne sais rien! Est-ce la faute de ceux«qui ont eu à m’instruire? Non; ce sont de» braves gens , qui ont autant de zèle que de« connaissances. Est-ce la faute des livres qu’on«m’a fait étudier ? L’Europe entière a-t-elle pu» se tromper à ce choix durant des siècles ?«Cela est encore impossible. Si donc je ne sais«rien, c’est uniquement ma faute. Eh bien,si recommençons pour faire mieux. » Ce futainsi que, renfermé chaque jour durant desheures entières, et n’ayant ni confidents nisecours étrangers, il reprit de suite et parleçons tous les livres qu’il avait précédem-ment vus; médita, pour ainsi dire, jusqu’auxmoindres passages, et refit de cette sorte tou-tes ses classes. Ce nouveau travail l’occupa du-rant plusieurs années, et eut le double avantagede l’accoutumer à la vie sédentaire et à la ré-flexion. « Si je sais quelque chose , me disait-» il, je ne le dois qu’à ce second cours d’étude,» qui m’a du moins bien convaincu que nous«ne savons que ce que nous apprenons par» nous-mêmes. »

La comtesse de Karneke est morte depuispeu d’années : elle était tombée dans une sorte