COURTISANS :
G(j
était ainsi décoré parcequ’il était réservé à unancien domestique admis dans cette société,où il servait de messager et de bouffon. C’estlà que Guillaume se faisait raconter les anec-dotes du jour, que lui-même faisait part dece qu’il avait remarqué de curieux, et qu’oncherchait à le disposer selon les intérêts oules passions clés assistants ou de leurs amis.Sous ce dernier rapport, personne n’y étaitplus redoutable ou plus puissant que le baronde Poëllnitz, non seulement parcequ’il avaitplus de crédit que personne, mais aussi par-cequ’il était beaucoup plus adroit et non moinspassionné.
Cette tabagie devint donc un foyer d’intri-gues plus ou moins importantes, et dans lesecret desquelles Guillaume fut souvent le seulqui ne fût pas initié. Là se déterminèrent lebien et le mal : voici quelques unes des anec-dotes qui le prouvent.
Un des fumeurs y dit un soir qu’il croyaitavoir fait un bon marché en achetant pourtelle somme telle terre qu’il nomma. Le baronlui soutint que c’était une affaire malheureusequi le ruinerait : de là des discussions de détail,dont le résultat, selon le baron, était que si la