POELLN IÏZ.
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terre avait pu être payée en entier, le marchéeût été favorable ; mais que comme il restaitdix mille écus à payer, les intérêts de cettesomme, quelques réparations indispensables,et les frais de culture ne pouvaient manquer,en cas d’accidents imprévus, d’absorber en peud’années la terre tout entière et le reste dela petite fortune de l’acquéreur. Guillaume,que de part et d’autre on prenait égalementpour juge, écoutait tout, et ne disait rien. Unquart d’heure après qu’on eut quitté cet objetpour parler d’autre chose, Guillaume sortit,et fut plus de deux heures absent : on fut à lafin très embarrassé sur ce que l’on devait faire.Son usage, lorsqu’il se retirait pour ne plusrevenir, était de dire bonsoir, et il était sortisans rien dire : ainsi l’on craignait, ou quilne trouvât plus personne s’il revenait, ou depasser ridiculement la nuit à l’attendre, s’il nedevait pas revenir. Enfin, à minuit et demi, ilarrive suivi d’un domestique chargé de rou-leaux d’or ; et il dit en les donnant à celui quiavait acheté la terre : « Puisque Poëllnitz lui-»même convient que tu aurais fait un bon» marché si tu avais pu tout payer argent» comptant, et que tu es d’ailleurs un brave et
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