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Tome troisième.
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POE LLNITZ.

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chambellan, nous cherchions à peindre ses be-soins au prince Henri; et où, pour toucher ceprince généreux, nous vantions l’esprit, la po-litesse , et toutes les qualités aimables que l’onremarquait dans ce vieillard, nous eûmes pourréponse ces mots: «Vous avez raison, mes-» sieurs, de plaindre le baron : il éprouve sou-»vent des besoins cruels, surtout pour son» âge ; et quoiqu’il ne puisse les attribuée qu a» ses propres fautes, je rie compatis pas moins à*ses souffrSnces. Quant à ses qualités person-» nelles , je ne puis m’empêcher de faire quel-» ques exceptions au bien que vous en dites.

» Il a beaucoup d’esprit sans doute ; mais com-bien de fois n’en a-t-il pas abusé ! il est très ai-»mable, lorsqu’il veut l'ètre; mais il lui arrive” trop souvent de ne vouloir l’être que pour en» devenir plus dangereux : vous le trouvez très» poli; mais il ne l’est que parcequ’il est pauvre.

» Je ne veux pas affaiblir les principes d’huma-» nité qui vous inspirent tant de zèle ; mais» soyez bien assurés que si le baron était encore» ou redevenait aussi riche qu’il l’a été, il serait,“même envers vous, le plus arrogant desgen-» tilshommes de l’empire. Ainsi, faisons-lui du“bien si nous le pouvons, mais n’oublions pas

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