Sa
COURTISANS :
de racine de bois ordinaire, que le prince Henrilui avait donnée le matin, en lui souhaitantune bonne fête. Nous lui dîmes que sans doutecette boîte lui avait été remise pleine de piècesd’or : il nous répondit effrontément, Pas unsou ; e t cependant nous savions, par un descavaliers du prince , témoin du compliment etde la remise de la boîte, que nous avions ditvrai.
Le comte de Reuss * était, quoique fortdéchu de ses grandes richesses, celui qui fai-sait le plus de bien au baron. Pendant les vingtdernières années de la vie de celui-ci, il luifournissait les chevaux et Je fourrage : très sou-vent il lui envoyait quelques pièces de gibier,et liii faisait toutes sortes de présents; maisc’était par les gens du comte de Reuss qu’onle savait : le baron, qui cependant lui paraissaitfort attaché, ne faisait de semblables confi-dences à personne.
Dans un souper où Rorrelly et moi, bieninstruits de la pénurie où était réduit ce vieux