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notes lui avaient fourni de pins intéressant.
Ce travail devait être très secret : on pensebien que le baron s’en était fait la loi, mais ilfut fidèle à cette résolution comme on l’est enpareil cas : peu à peu le nombre des confidentss’accrut, et à la fin tous ceux qui avaient eudes liaisons particulières avec lui connurent cetouvrage avec plus ou moins de détails. Il avaithabituellement ces trois volumes sur une petitetable devant lui : s’il lui prenait un accès deconfiance envers les personnes qui lui faisaientvisite, il en lisait différents morceaux, selon lesujet de la conversation, surtout dans les tête-à-tête. Lorsqu’il voyait qu’on y attachait unhaut prix, ou qu’il avait quelque motif pourgagner l’affection de celui avec qui il était, il11e manquait pas d’en promettre la remise avantde mourir. « Ils sont à vous, disait-il, et vous» les aurez avant que je n’expire : je ne vous» demande que de les conserver bien secrète-» ment, et de les faire imprimer avec mon nom,» lorsque vous le pourrez sans vous compro-” mettre. Je les garde néanmoins encore, parce-» que j’ai à les revoir, et à remplir quelques» lacunes. » C’est ainsi que dans un temps il lesavait promis à M. César, et que, dans d’autres