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Tome troisième.
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LE COMTE t)E MESSF.LRO DE .

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eux dans quelques maisons, et en particulierchez le respectable prince Dolgorouky, mi-nistre de Russie à la cour de Prusse. Un jourque nous étions réunis chez ce dernier, onparla moins de littérature que de philosophiependant tout le dîner ; on marqua les rangs,on évalua les hommes : chacun de nos auteursun peu célèbres et vivants alors eut son mot.Nos deux voyageurs dressaient ce catalogue etnous endoctrinaient, toujours parfaitementd’accord entre eux : l’un disait sur chaque per-

dans la révolution, l’honora du titre de son secrétaire, etle gratifia d’une pension très opportune. De là notre pro-tégé devint peu à peu prôné et prônant, protégeant etapostolisant, d’abord dans les cercles à Paris , et ensuitedans le grand cercle de l’Europe . Ai-je besoin de direque, voyant que J.-J. Rousseau était souvent maladroitet toujours malheureux, il se hâta de briser lui-mêmeles autels qu’il lui avait élevés? Mais c’est principale-ment en Russie qu’il est devenu un grand homme, par-cequ’il a su plaire à Catherine II , et en imposer aux en-tourages de cette souveraine.il n’a plus été, durant untemps assez considérable, question en ce pays que deM. le baron de Grimm. A la fin, il aurait protégé, s’il eneût été besoin, Diderot lui-même, son unique et véritablecréateur. Après cela, qui n’admirerait les jeùx du hasardet de la fortune,m,