COURTISANS :
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sonnage un premier mot que l’autre ne iïian-quait pas d’appuyer. Ce zèle apostolique nousamusait beaucoup le prince Bolgorouky et moi ;car il voyait de quel air j’écoutais ; et je voyaisaussi qu’il était dans les mêmesdispositionsd’es-prit que moi. Il n’y eut qu’un seul malheureuxécrivain sur lequel nos deux apôtres ne s'accor-dèrent pas d’abord. Grimm , qui faisait les pre-mières attaques, nomma cet homme : Nessel-rode , chargé déporter les coups décisifs, ditque c’était un pauvre homme , sans talent etsans âme. Grimm, s’avançant vers lui, et se cou-vrant la joue de la main , lui répliqua d’unevoix sourde par ce mot que Nesselrode , leprince et moi nous entendîmes seuls, Il est desnôtres; à quoi l’autre répondit du même ton ,On m’avait assuré le contraire. Ici j’admirai l’a-dresse avec laquelle le comte, reprenant son tonélevé et décisif, ajouta à ce qu’il avait dit : « Au» reste, je ne le connais pas; et je dois avouerî! que même quelques bons juges m’ont paru» l’estimer. — Il le mérite, » ajouta Grimm , quien fit un éloge complet. Nesselrode mieux in-struit souscrivit à tout,et l’on passa à d’autres.En se levant de table, le prince se hâta deme joindre, pour me demander ce que je