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#je ne la connaissais pas. L’avez-vous lue,
» abbé ?—Non , sire, répondit le cafard; je ne«connais et ne lis jamais aucun de ces mépri-» sables pamphlets dont on déshonore la litté-» rature. — Et vous, comte, bavez-vous lue?
» — Oui, sire , je l’ai lue tout entière, il y a«deux ou trois mois. — L’abbé, j’aime cette» franchise germanique , » dit Frédéric en seretournant vers l’Italien , et avec cette physio-nomie riante et maligne qui lui était si fa-milière. Ensuite, revenant au comte : « Eh«bien , lui dit-il, puisque vous l’avez lue tout» entière, comment la trouvez-vous ? —■ Moi,« sire ? je vous avoue qu’elle m’a beaucoup amu-» sé : j’en ai ri de tout mon cœur. » Ici nouveauretour vers l’abbé , avec ces mots confidentielset malins : « Abbé , vous voyez cette franchise!» J’ai aussi dévoré ce petit Gâteau ce matin, mon« cher comte ; l’auteur a un peu salé la part«qu’il m’y destinait : il me traite lestement, et» ne me ménage pas ; cependant, comme il a de«l’esprit, il m’a fait rire, et je lui pardonne.» Mais , mon cher comte , puisque vous l’avez«lu , comment ne m’en avez-vous pas parlé,» vous qui êtes attaché à mon service, et qui» tenez à vos devoirs en homme d’honneur ?—