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Tome troisième.
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courtisans:

dation d’honneur, pour obtenir la connais-sance bien détaillée de ce moyen si précieux,et pour l’employer ensuite à frais et profitscommuns. Ils payèrent fort cher cette décou-verte, et promirent en outre une parta celuiqui la leur vendit, et qui de cette sorte devintleur guide. Il n’y a point d’extravagances qu’ilne leur fît faire : toutes les momeries que l’onpeut retrouver dans les contes de sabbat etde sorcelleries furent sérieusement et mysté-rieusement pratiquées; on conjura le diablede toutes les manières, à toutes les heures de lanuit, et dans les endroits les plus déserts. Onlui fit toutes sortes de sacrifices, et il y en eutqui coûtèrent des sommes considérables. L’und’eux consistait en effet à immoler à l’espritmalin un bouc parfait, et qui n’eût pas un seulpoil qui ne fût bien noir. Pour découvrir cebouc et se le procurer, il fallut parcourir nonseulement les provinces prussiennes et paysvoisins, mais toute la Pologne, la Lithuanie , etc.On le trouva enfin , et ce fut une grande joiepour nos conjurants : jamais bouc si précieuxne fut immolé à Bacclius. On le paya au poidsde l’or. et on l’amena à Brandebourg avec tousles soins et les ménagements possibles. On fit ce