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Tome troisième.
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MADAME DU TROUSSKL. ]21

de M. de Belleville et de la Guadeloupe ; il futprié d’amener cet étranger, et le présentacomme lui ayant été recommandé par un ami.Dès lors on ne songea plus qu’à écrire à cettecolonie, et à faire rendre justice au bravecapitaine de vaisseau. Pour ce dernier article ,on sollicita vivement le ministre de Gorne ;on le fit même solliciter par M. Louis de Wrech,au nom et de la part du prince Henri.

Nous en étions là, lorsqu’un jour M. de Bel-leville, en me parlant de ses voyages, me sou-tint très fermement que le fleuve de Saint-Lau-rent se jetait dans le fleuve de l’Inde . « Ab !» dis-je le soir à Borrelly, cet homme est un«aventurier, » et je lui contai mes deux fleuves.« Je le crois, me répondit Borrelly en riant:» car dernièrement il a voulu me faire une ome-» lette, et j ai observé qu’il l’a retournée en» maître très expert : il faut qu’il ait été cuisi-» nier à bord de quelque vaisseau. » Dans laperplexité où cette demi-découverte me jetait,je me hâtai d’écrire à Dubignon, et de le som-mer de me dire d’où il connaissait cet homme,et quelles preuves il avait de tout le bien qu’ilm en avait marqué. Par malheur Dubignonne me répondit pas, de sorte que nous ne