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Tome troisième.
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COU 1! TIS Alt S :

Ce que l’on me demandait pour ce M. de Bel-levîïie était bien au-dessus de mes moyens :il s’agissait de le faire employer dans la com-pagnie maritime, qui faisait partie du minis-tère de M. de Gorne ; mais ce que je ne pou-vais pas ne me paraissait point impossible àM. et madame du Troussel, à qui M. de Gornedevait beaucoup , et qui pouvaient de plus em-ployer le nom du prince Henri. Cette réflexionme détermina à examiner si ce nouveau venune pourrait pas être utile à M. du Troussel,qui avait une belle plantation à réclamer à laGuadeloupe , contre un nommé Leblanc, qui,d’administrateur, s’en était fait le propriétaire.Or ce soi-disant capitaine déclara connaîtreparticulièrement ce M. Leblanc, et avoir étéle parrain d’un de ses enfants. Ici un noblesentiment s’empara de mon âme, et je conçusle dessein d’obliger essentiellement, sans memontrer, des personnes qui. elles-mêmes m’a-vaient obligé il y avait long-temps, mais de quije n’avais plus qu’à me plaindre, le chef de lamaison seul excepté. Cette idée fut délicieusepour moi. Je me hâtai de la communiquer àBorrelly, qui se chargea de me remplacer,et promit de me garder le secret. Il parla donc