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trois heures venaient de sonner, il referma lafenêtre, et une minute après on entendit lecoup de pistolet qui éveilla tout le monde. Onle trouva assis à terre dans l’angle du vestibule,un pistolet chargé dans la main gauche, et l’autredans la bouche, bien serré entre les dents:deux balles lui avaient percé le crâne, et étaientsorties par le sommet de la tête.
Quel motif avait déterminé M. du Trousselà cet acte de désespoir ? Le public prétenditque ses chagrins et le dérangement de sa santén’étaient provenus que des liaisons de sonépouse avec le jeune homme dont j’ai parlé. Onajouta qu’il avait demandé au roi la permissionde divorcer, et que Frédéric la lui avait refu-sée , en lui disant : « Votre femme est de trop» bonne maison pour que je vous permette de» lui faire cette sorte d’affront : vous avez voulu;> l’épouser, gardez-la. » On prétendit d’autre partque son désespoir n’avait eu pour principalecause qu’une méprise par laquelle il avait adresséau roi une lettre écrite pour le prince Henri, etdans laquelle il se plaignait de Frédéric enhomme aigri et en termes qui ne pouvaientmanquer de le perdre. Je cite ces deux versions,mais je ne puis m’en tenir à celtedernière. llest