MADAME DU TI10USSIÏL.
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certain, en effet, qu’il avait manifesté la résolu-tion de mourir avant de quitter Berlin , et spécia-lement en disant adieu au ministre de Derschaw,son ami, et en. distribuant presque toutes seshardes à ses domestiques. Quelque fût du restele motif de sa mort, il devait être fort grave ; caril était de tous les hommes que j’ai vus celuiqui avait le plus d’éloignement et de méprispour le suicide.
Lorsqu’on apprit à Berlin la mort de cethomme estimable et si digne d’un meilleur sort,le trouble des esprits fut très grand chez ma-dame sa veuve, comme on peut facilement leconcevoir.Mais,toujours attentive et toujoursactive, elle fut surtout très empr'essée de savoirce que feu son mari pouvait avoir dit ou faitavant de se donner la mort : de sorte qu’ayantappris qu’un Français domicilié à Magdebourg ,et qui se nommait M. Dubignon, avait vu cerespectable militaire presque tous les jours, etjusqu’à sa mort, elle pria Borrelly d’engager ceFrançais à se rendre à Berlin pour un jour oudeux. A l’instant où je fus instruit de cette cir-constance, j’écrivis aussi à ce M. Dubignon,pour lui dire qu’il était essentiel que je le visseavant tout autre à son arrivée à Berlin . A trois