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CO LUT ISA NS :
jours de là, ma femme était chez madame Bor-relly, lorsqu’il arriva et s’y arrêta plus d’unedemi-heure à faire le beau diseur. Ma femme,voyant ensuite qu’il partait avec M. Borrellypour se rendre chez madame du Troussel, sansdemander à me voir, lui observa que j’avais àlui parler; sur quoi il répondit froidement etsans s’arrêter : « Oh! je sais, madame, je sais :» dites à M. Thiébault d’être tranquille; j’arran-» gérai tout cela. »
Arrivé chez la dame veuve, il mit à peine unquart d’heure à parler du défunt, et tout-à-coup s’interrompit pour lui dire : « Madame,«il est urjjent que je vous apprenne que vous«recevez chez vous un homme qui n’est qu’un» filou et un aventurier ; un homme que vous» ne connaissez pas, et à qui il faut dès l’in-«stant fermer votre porte. — Et qui donc,» monsieur? — Un nommé Belleville, véritable» escroc, qui a volé des couverts d’argent en» Saxe, et qui n’a jamais été qu’un très mauvais« laquais. » Borrelly fut atterré, non de la nou-velle, mais de la manière dont on l’annonçait.Ce fut à lui que madame du Troussel s’adressa.« Vous me l’avez présenté, lui dit-elle, en m’as-» surant qu’il vous était recommandé par un